vendredi 24 juillet 2009

Une belle plage sur l'île de Montréal.

Si dans les quelques heures chaudes de l'été vous cherchez à vous rafraîchir autrement que dans une piscine publique souvent bondé de baigneurs, il existe une autre solution pratique, économique et unique: allez voir du côté de la plage du Parc Jean-Drapeau à Montréal. Économique? Bien sûr...Pour quelques dollars par personne (avec possibilité de payer un abonnement estival modique), vous avez accès à un plan d'eau dont la qualité A est constante tout au long de l'été. Songez au kilométrage que vous n'avez pas besoin de faire sur une asphalte surchauffée et faire ensuite la file, songez aussi à l'essence économisée !


Tout comme moi, vous n'avez pas de voiture? Facile de s'y rendre en transport en commun: à partir de la station Berri-UQAM, on emprunte la ligne jaune pour descendre à la station Jean-Drapeau puis on saute dans l'autobus 167 qui nous emmène directement à la plage. À partir de mon quartier (Hochelaga), j'arrive à la plage en 30 à 40 minutes environ.

Ce que j'apprécie beaucoup de cette plage tient aussi à d'autres raisons. Comme bien des adultes, j'ai plutôt grandi dans un environnement de piscines publiques et la baignade dans les lacs et rivières n'est certes pas ma préférence. En outre, je déteste sentir les algues...wouah! La propreté de l'eau de cette plage et la presque absence d'algues (un peu plus au centre du lac, il y en a...!) m'a fait réviser mon opinion. Je le confesse: j'adore cette plage et je ne me prive pas d'y aller avec les ado, qui ont même initié leurs amis à la plage du Parc. On y apporte nos lunchs, frisbee, ballons et on s'éclate royalement...Si vous n'avez pas le goût d'emporter votre repas, des restaurants sur place fournissent ce dont vous auriez besoin.

Un autre constat intéressant? La propreté des installations (douches, toilettes), puis des terrains (pas un papier en vue, mais les employés veillent au grain...), une surveillance aquatique habituelle, des employés affectés à la sécurité et bien identifiés. Et oui, ça recycle également, que demander de plus...La nouveauté 2009? Les fumeurs ne peuvent plus fumer n'importe où...eh non. Ils doivent se rendre au chalet et le faire dans la zone réservée à cette fin. Ouf, j'avoue que ça m'arrange...

J'aurais pensé qu'en période particulièrement chaude on se pileraient sur les pieds: il n'en est pourtant rien. On voit débarquer des groupes, camps de jour, des familles et pourtant on ne sent pas à l'étroit ni sur le sable, ni dans l'eau. La plage peut accueillir jusqu'à 5 000 baigneurs, nombre qui serait scrupuleusement respecté pour préserver l'équilibre écologique de la plage, selon ce qu'on peut y lire à l'entrée. Selon moi, c'est une des belles plages à voir et à vivre avec les enfants et ado, grand-père et grand-mère, tout le monde y trouvera son compte. Si vous songez à utiliser votre voiture, attention aux frais de stationnement: il faut compter environ 12$...Un bon incitatif pour l'utilisation du transport en commun, du moins pour ceux qui le souhaitent.

Une autre fait intéressant? Le procédé de la filtration d'eau de la plage, selon les informations obtenues auprès de l'administration, pour les mordus d'environnement comme moi:

"Le lac de l’île Notre-Dame puise une eau de qualité du fleuve St-Laurent qui est par la suite filtrée par des technologies douces, dont les marais filtrants sont un élément-clé du système d’épuration. Cette méthode favorise un écosystème riche que l’on peut observer et découvrir à proximité de la plage depuis 1990.
L’eau de baignade de la plage est filtrée par un marais entièrement reconstitué, appelé lac-filtre, et un milieu humide artificiel qui permet de traiter naturellement l’eau, mais aussi d’accueillir, durant leurs migrations, plus d’une centaine de variétés d’oiseaux. Cette reconstitution à demandé la plantation de plus de 500 arbres, de 2 500 arbustes et de 125 000 plantes aquatiques de onze espèces différentes, pour aménager les trois bassins dont les profondeurs respectives sont de 45 cm, 1 mètre et 1,6 mètre. Pour compléter le processus de filtration de l’eau, le lac de l’île-Notre-Dame compte 8 oxygénateurs, quatre filtres aux sables et un traitement de l’eau aux rayons ultraviolets.

L’eau qui alimente le lac est puisée près des rapides de Lachine, dans le fleuve, et est de bonne qualité pour la baignade. Ce sont les baigneurs qui constituent principalement, une source de pollution qui requiert le traitement continu de l’eau, comme pour l’eau d’une piscine. La vérification de la qualité de l’eau de baignade suit donc les mêmes méthodes et règles. Les bassins sont à des niveaux différents, ce qui permet un écoulement très lent par gravité, pendant deux jours en moyenne, du bassin le plus haut vers celui le plus bas. Cette circulation lente permet aux tiges et feuilles de stopper les particules qui sont par la suite, absorbées par les racines ou captées par la multitude de bactéries et d’autres petits organismes. Onze plantes ont été sélectionnées pour reconstituer cet écosystème de la région montréalaise. Dans le premier bassin de 45 cm, nous retrouvons l’iris versicolore, le roseau, le scirpe aigu et la quenouille à feuilles larges. Dans le bassin d’un mètre, il y avait initialement surtout le plantain d’eau commun, le myriophylle blanchissant, le cresson officinal et la pontédérie cordée. Enfin, dans le bassin de 1,6 m, nous retrouvions l’élodée du Canada, le Potamot pectiné et la Vallisnérie américaine. Par la suite, des filtres de sable débarrassent l’eau des particules avant qu’elle soit passée sous les rayons ultraviolets comme moyens préventifs pour assurer une eau de baignade de qualité supérieure.

Le marais d’eau douce des bassins filtrants est un écosystème grouillant de vie, qui lorsqu’il n’est pas perturbé, est capable de se maintenir en santé, c’est-à-dire en équilibre. L’abondance de la végétation, la profusion de nourriture et la proximité d’une eau calme et peu profonde, constituent des éléments de choix pour élire un domicile, trouver refuge ou pondre des œufs, et ce, pour de nombreux oiseaux, des mammifères, insectes, amphibiens, poissons et quelques reptiles. C’est un milieu de vie protégé, très valorisé par la Société du parc Jean-Drapeau, qui voit sa préservation et sa mise en valeur comme un atout important de sa politique de développement durable et de sa volonté de préserver la biodiversité qui s’est développée durant la renaturalisation des îles qui sont en grande partie artificielles et qui compose maintenant le parc Jean-Drapeau".


Une autre bonne raison de fréquenter la plage, qu'en dites-vous?

Bonne baignade !

2 commentaires:

  1. Bonjour Lina, je ne suis pas du tout de 'type plage' mais après lu ta chronique, tu me donnes carrément le goût d'y aller. En tout cas, si cette plage avait existée lorsque j'étais enfant, tu peux être sûre que j'aurais supplié mes parents de m'y amener! Quelle belle alternative économique pour les gens qui n'ont pas d'auto ou qui ne voyagent pas... Une plage en plein ville, qui l'aurait cru? :-)

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Rachel, contente de te lire...Si je t'ai donné le goût de cette plage, attends d'y être! Plaisir assuré en tk. Laisse-moi savoir si tu as aimé...Un bel été à toi!

    RépondreSupprimer